Succession et cryptomonnaies : comment rétablir l’accès à un wallet ou à un ordinateur verrouillé après un décès ?

Succession et cryptomonnaies : comment rétablir l’accès à un wallet ou à un ordinateur verrouillé après un décès ?

La disparition d’un proche constitue une épreuve difficile, à laquelle s’ajoutent souvent de nombreuses démarches administratives. Si la gestion des biens immobiliers et des comptes bancaires est bien encadrée par le droit français, l’apparition des actifs numériques a profondément complexifié les successions. Aujourd’hui, un nombre croissant de Français possède du Bitcoin, de l’Ethereum ou d’autres crypto-actifs. Mais une question cruciale se pose lorsque les identifiants disparaissent avec le défunt : comment accéder à ces fonds ? Se retrouver face à un ordinateur chiffré ou à une clé Ledger verrouillée représente une situation particulièrement angoissante pour les héritiers.

Dans cet article, nous analysons les enjeux spécifiques liés à la transmission des cryptomonnaies, les limites du rôle du notaire, ainsi que les solutions proposées par des sociétés françaises spécialisées telles que Lereum Recoveries, qui permettent de récupérer l’accès aux portefeuilles numériques dans un cadre sécurisé et juridiquement structuré.

L’héritage numérique : un défi à la fois technique et juridique

Traditionnellement, la transmission du patrimoine repose sur des documents officiels et des actes notariés. Or, les cryptomonnaies reposent sur des principes radicalement différents, notamment la décentralisation et l’autonomie individuelle. L’expression bien connue « Not your keys, not your coins » prend ici tout son sens : sans les clés d’accès, les actifs deviennent irrécupérables.

Contrairement aux comptes bancaires, que le notaire peut identifier grâce au fichier FICOBA, les portefeuilles non custodiaux (comme ceux stockés sur Ledger, Trezor ou sur un ordinateur personnel) ne sont répertoriés dans aucune base centralisée. En l’absence d’instructions précises laissées par le défunt — phrase de récupération (Seed Phrase), mots de passe ou indications techniques — les héritiers se retrouvent souvent sans solution.

Au-delà de la perte financière potentielle, il s’agit aussi d’un blocage technique frustrant : les fonds sont visibles sur la blockchain, mais restent inaccessibles. La sécurité informatique, conçue pour protéger les utilisateurs, devient alors un obstacle majeur à la transmission du patrimoine.


Le rôle du notaire face aux crypto-actifs

Le notaire joue un rôle central dans le règlement d’une succession. Il est chargé d’identifier les biens, de régler les dettes et de répartir les avoirs entre les héritiers. Face aux actifs numériques, ses missions incluent :

  • L’inventaire des cryptomonnaies dans la déclaration de succession
  • L’évaluation de leur valeur au jour du décès pour le calcul des droits
  • L’organisation du transfert de propriété vers les héritiers

Cependant, le notaire reste un professionnel du droit, et non un spécialiste de la cybersécurité. Lorsqu’un support est verrouillé (ordinateur chiffré, clé Ledger protégée par un code inconnu), il ne dispose d’aucun moyen technique pour en forcer l’accès. Il n’existe pas de mécanisme légal permettant de contourner les protections cryptographiques.

Cette situation engendre un blocage fréquent : le notaire possède l’autorité juridique nécessaire, mais pas les compétences techniques pour intervenir. L’intervention d’un prestataire spécialisé devient alors indispensable.

Les situations les plus fréquentes rencontrées par les héritiers

Dans la pratique, plusieurs cas de figure reviennent régulièrement :

  1. Appareils verrouillés
    Le défunt utilisait un ordinateur ou un smartphone protégé par un mot de passe inconnu. Sans accès à ces appareils, les applications de gestion de cryptomonnaies restent inaccessibles.
  2. Hardware wallet sans code PIN
    Une clé physique (Ledger ou Trezor) est retrouvée, mais le code PIN est inconnu et la phrase de récupération est absente. Après plusieurs tentatives infructueuses, l’appareil se réinitialise et supprime les données d’accès.
  3. Seed phrase incomplète ou erronée
    La phrase de récupération a été partiellement notée, modifiée ou rendue illisible. Il manque quelques éléments essentiels pour reconstituer l’accès.
  4. Données corrompues
    Des fichiers de sauvegarde sont retrouvés, mais ils sont endommagés ou incompatibles avec les logiciels actuels.

Dans toutes ces situations, les tentatives hasardeuses sont à proscrire, car elles peuvent aggraver le problème. Une intervention spécialisée est souvent nécessaire.

Lereum Recoveries : une réponse structurée en France

Face à ces problématiques, certaines entreprises proposent des solutions adaptées. Il est toutefois essentiel de distinguer les acteurs fiables des services informels ou anonymes présents en ligne.

Lereum Recoveries se positionne comme une société française dédiée à la récupération d’accès aux actifs numériques dans un cadre légal. Elle travaille notamment avec des particuliers et des études notariales.

Un cadre juridique clair

L’entreprise est constituée sous forme de société par actions simplifiée (SAS) et est immatriculée en France. Elle offre ainsi un cadre rassurant :

  • Une existence légale et identifiable
  • Des dirigeants clairement déclarés
  • Une conformité aux réglementations françaises

Ce cadre permet aux notaires d’intégrer son intervention dans le processus successoral en toute transparence.

Un modèle basé sur le succès

Lereum Recoveries fonctionne selon le principe du « no cure, no pay ». Aucun frais n’est demandé tant que la récupération n’a pas abouti. La rémunération intervient uniquement en cas de succès, sous forme de commission sur les fonds récupérés.

Ce modèle limite les risques financiers pour les héritiers et garantit un alignement des intérêts.

L’importance du contrat

Toute intervention fait l’objet d’un contrat de prestation. Celui-ci permet :

  • De formaliser la mission dans le cadre de la succession
  • De garantir la restitution des actifs récupérés
  • D’assurer la confidentialité des données

Ce cadre contractuel constitue une sécurité essentielle, notamment en comparaison avec des prestataires anonymes.

Le déroulement d’une récupération

Le processus se déroule généralement en plusieurs étapes :

  1. Analyse initiale du dossier pour évaluer la faisabilité
  2. Signature d’un contrat encadrant l’intervention
  3. Transmission sécurisée des supports
  4. Phase technique de récupération (analyse, brute force, reconstitution)
  5. Restitution des fonds aux héritiers ou au notaire

La durée varie selon la complexité du cas, allant de quelques jours à plusieurs mois.

Une expertise locale et accessible

L’intérêt d’un acteur français réside aussi dans la proximité : échanges facilités, compréhension du cadre juridique local, accompagnement personnalisé. Les technologies utilisées couvrent les principaux types de portefeuilles (hardware et software) ainsi que différents formats de fichiers.

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter leur site, dans l’espace dédié aux notaires : https://lereumrecoveries.com/accueil-notaires/

Conclusion : ne pas abandonner trop rapidement

La perte d’accès à un portefeuille crypto après un décès n’est pas systématiquement définitive. Même si le notaire ne peut intervenir seul, il peut s’appuyer sur des experts techniques pour débloquer la situation.

L’association entre compétence juridique et expertise technique permet, dans de nombreux cas, de récupérer des actifs qui auraient autrement été perdus. Pour les héritiers, cela garantit une transmission plus complète du patrimoine.

En cas de doute, il est fortement recommandé d’éviter toute manipulation risquée et de consulter un professionnel qualifié en lien avec le notaire.

FAQ : questions fréquentes

Est-il légal de faire appel à une société spécialisée ?


Oui, dès lors que les héritiers et le notaire mandatent l’intervention, celle-ci est parfaitement légitime dans le cadre de la succession.

Quel est le coût ?

Le plus souvent, la rémunération dépend du succès. En cas d’échec, aucun frais n’est facturé.

Le notaire peut-il intervenir seul ?

Non, ses compétences ne couvrent pas les aspects techniques liés au déchiffrement ou à la récupération d’accès.

Une seed phrase partielle est-elle exploitable ?

Oui, si une grande partie est connue, les outils informatiques permettent souvent de retrouver les éléments manquants.

Que se passe-t-il en cas de réinitialisation d’une clé Ledger ?

Sans la phrase de récupération, les accès sont définitivement perdus. Les fonds restent sur la blockchain mais deviennent inaccessibles.